Nous commémorons Élie Ducros

Élie Ducros wurde am 28. Dezember 1891 in Crocq, einem kleinen Dorf im Département Creuse, geboren. Nach einem Umzug verbrachte er seine Kindheit gemeinsam mit seinem Bruder, seiner Schwester und seinen Eltern in Vichy (Allier).

Am 4. Februar 1911 heiratete er in Aubusson Maria Chevalier. Aus der Ehe ging eine Tochter hervor, Geneviève, die am 14. Oktober 1911 ebenfalls in Aubusson zur Welt kam.

Im Jahr 1912 trat er seinen Militärdienst beim 78. Infanterieregiment in Guéret an. Als seine Mutter schwer erkrankte, gelang es ihm, sich zur 13. Sektion des Sanitätsdienstes versetzen zu lassen; dies ermöglichte es ihm, nach Vichy zurückzukehren und an ihrer Seite zu sein. 1913 wurde er Offiziersanwärter an der Militärverwaltungsschule in Vincennes.

Nach seinem Abschluss bekleidete er den Rang eines Unterleutnants der Verwaltung im militärischen Sanitätsdienst.

Zum Zeitpunkt der allgemeinen Mobilmachung im August 1914 schloss er sich der Sanitätseinheit 1/63 an, die bis August 1915 im gesamten Gebiet der Vogesen im Einsatz war. Ende jenes Monats wechselte er als Infanterie-Unterleutnant zur 6. Kompanie des 152. Infanterieregiments. Er führte die Einheit bei zahlreichen Angriffen mit Tapferkeit und Mut und erwarb sich rasch den Respekt seiner Offizierskameraden.

Am 21. Dezember 1915 nahm er an der Großoffensive am Hartmannswillerkopf teil. Während er seinen Zug anführte, wurde er im Gefecht verwundet. Er wurde zur nächstgelegenen Sanitätsstation nahe Roche Sermet gebracht. Während er dort vor dem Gebäude auf medizinische Versorgung wartete, kam er durch die Explosion einer Granate ums Leben. Er war zu diesem Zeitpunkt noch keine 24 Jahre alt. Élie Ducros wurde am 26. Dezember 1915 an der Seite anderer Offiziere seines Regiments auf dem Gemeindefriedhof von Ranspach beigesetzt.  Kurz vor seinem Tod am 17. Dezember 1915 schrieb Élie an seine Mutter:

 

Meine liebe Mama,

Nur ein paar kurze Worte, denn ich habe in diesen Tagen viel zu tun, wir werden die „Boches” in einigen Tagen angreifen und richten deshalb Angriffsstellungen ein, ich erkläre dir später, was das ist, im Moment bitte ich dich nur, ein Bett für mich in deinem Krankenhaus freizuhalten, denn es könnte passieren, dass ich verwundet werde, der Hartmannswillerkopf ist ein Menschenfresser. Im Moment bin ich immer noch gesund, und ich wünsche dir und Gaby das Gleiche. Alles Gute für Herrn Gagniès. Umarme Gaby für mich, und sei vielmals geküsst von deinem Sohn.

Gez. E. Ducros

Gräm Dich nicht um mich, denn wenn ich falle, ist es für Frankreich

 

Im Jahr 1922 wurde er auf Wunsch seiner Familie in das Militärgrabfeld des Friedhofs von Vichy umgebettet. Ihm wurden posthum das Croix de Guerre mit Palme und die Ehrenlegion verliehen.

 

Élie Ducros naît le 28 décembre 1891 à Crocq, un petit village de la Creuse. Après avoir déménagé, il passe son enfance à Vichy dans l’Allier au côté de son frère, de sa sœur et de ses parents.

 Il se marie le 4 février 1911 avec Maria Chevalier à Aubusson. Ensemble ils ont une fille, Geneviève, qui naît le 14 octobre 1911 à Aubusson également.

Il débute son service militaire à Guéret au 78 e régiment d’Infanterie en 1912. Sa mère tombe gravement malade, il parvient alors à avoir une mutation en intégrant la 13e Section d’Infirmiers Militaires, ce qui le fait revenir à Vichy auprès d’elle. En 1913, il devient élève officier à l’École Militaire de l’Administration de Vincennes.

À sa sortie il est Sous-Lieutenant d’administration des Services de Santé de l’Armée.

A la mobilisation générale d’août 1914, il rejoint l’ambulance 1/63 qui se voit déplacer dans tout le massif des Vosges jusqu’en août 1915. A la fin du même mois, il rejoint la 6e Compagnie du 152e Régiment d’Infanterie en tant que Sous-Lieutenant d’Infanterie. Il la commande avec bravoure et courage durant de nombreuses attaques, ce qui lui vaut très rapidement le respect de ses camarades officiers.

Le 21 décembre 1915, il prend part à la grande offensive qui a lieu sur le Hartmannswillerkopf. À la tête de sa section, il est blessé en plein combat. Il est rapatrié au poste de secours le plus proche situé vers la roche Sermet. Attendant sur le porche de recevoir des soins, il est tué par l’explosion d’un obus. Il allait avoir 24 ans.

Dernière lettre du sous-lieutenant Drucros a sa mère le 17 décembre 1915:

 

Ma chère Maman,

Ces deux mots à la hâte, car je suis très occupé ces jours-ci, nous allons attaquer les Boches dans quelques jours, aussi nous faisons des parallèles de départ, je t’expliquerai ce que c’est plus tard, pour le moment je te demande simplement de me préparer un lit dans ton hôpital, car il pourrait bien se faire que je sois amoché, le Vieil Armand est un mangeur d’hommes. Pour le moment, santé toujours très bonne, et je souhaite qu’il en soit de même pour toi et pour Gaby. Bien des choses de ma part à monsieur Gagniès. Embrasse bien Gaby pour moi, et reçois les bons baisers de ton fils.

Signé E. Ducros

Ne te fais toujours pas de bile pour moi, si je tombe c’est pour la France.

 

Elie Ducros est inhumé le 26 décembre 1915 avec d’autres officiers de son régiment dans le cimetière communal de Ranspach. 

En 1922 sur la demande de sa famille, il est réinhumé au cimetière de Vichy dans le carré militaire.

Il est décoré de la Croix de Guerre avec palme et de la Légion d’Honneur à titre posthume.

 

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